St Vincent - Ain Karem

Maison Saint Vincent, Ruelle de la source
BP 9209, Jérusalem 91190
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Ce village dépendant de la municipalité de Jérusalem, était autrefois peuplé surtout de familles arabes musulmanes. A l’époque où devaient se dérouler des entretiens palestino-israéliens pour la constitution de deux États, les Arabes refusèrent les pourparlers, préférant tout régler par la guerre.

La guerre commence donc : des soldats irakiens, égyptiens y participent. Petit à petit, les combats se rapprochent d’Aïn Karem. Les familles arabes, sur le conseil de leurs dirigeants, s’éloignent du village avec l’espoir de revenir bientôt. Mais l’armée israélienne arrive à Aïn Karem, les maisons vides sont occupées par des familles juives réfugiées des pays arabes. Les Pères Blancs qui résident à Jérusalem, en zone arabe, avaient une propriété à Aïn Karem en zone juive. Elle fut occupée par les soldats israéliens pendant un très court laps de temps. Mais les Pères ne pouvaient plus y accéder. Ils demandent alors au Consul de France de prier une communauté française d’y envoyer une ou deux personnes pour assurer le gardiennage de la maison.

La communauté ayant accepté la proposition, deux sœurs s’y installèrent provisoirement avec quelques filles débiles mentales. Les deux pauvres sœurs trouvèrent la maison en fort mauvais état dépourvue du minimum de confort. Elles s’en accommodèrent, mais la situation se prolongeant, le provisoire risquait de devenir définitif, il fallait pourvoir à l’avenir. Quelques mois plus tard, Sœur Bernès, supérieure de l’hospice de Jérusalem écrit : « Des familles juives ou arabes, ayant vu nos « simplotes », vinrent supplier les Sœurs d’admettre leurs enfants handicapés… Les Sœurs acceptèrent cette proposition, tout heureuses de faire cette charité. Une assistante sociale mit alors en relief le service social. La maison d’enfants handicapés d’Aïn Karem prenait naissance.

En 1964, après des aménagements suffisants et la construction de locaux adjacents à la Maison, grâce à l’Œuvre d’Orient et des bienfaiteurs d’Allemagne, d’Angleterre et d’ailleurs, un groupe d’enfants handicapés de l’Hospice pouvait être installé définitivement. Deux sœurs continuaient toujours à faire la navette entre Aïn Karem et Jérusalem. En 1968, ils sont 75 enfants handicapés et le nombre ne fait qu’augmenter. En 1972, la maison détachée de l’hospice est déclarée autonome. Sœur Bernès devient la Supérieure. L’œuvre s’organise avec 4 sœurs et plusieurs auxiliaires laïques bénévoles. En 1973, le service social prend en charge une partie de l’entretien quotidien. En 1978, le ministère de l’éducation finance l’école spécialisée. Tous les enfants participent à des activités qui permettent à chacun le développement physique et mental intégral adapté à ses besoins. En 1979, les Pères Blancs désirent vendre leur propriété d’Aïn Karem. Il ne s’agit pas de lâcher l’œuvre en plein essor, mais où trouver la manne indispensable ? Dans la maison, autonome depuis 7 ans, Sœur Joséphine, pionnière de la première heure est devenue supérieure ; Sœur Bernès y réside encore. Les premiers aménagements de 1963 à 1966 avaient été effectués grâce aux nombreux bienfaiteurs.

En décembre 1995, quelques sœurs de la maison d’Aïn Karem accompagnent à Gaza Sœur Boueri qui avait rendez-vous avec le curé de la paroisse latine et avec Madame Suha Arafat pour discuter quelques problèmes concernant l’adoption des enfants dans les territoires autonomes. Lors de cette visite, les Sœurs ont été très impressionnées par la pauvreté et par la situation extrêmement difficile de la population. En 1997, les activités médico-sociales et pastorales commencèrent à GAZA. La maison d’Aïn Karem est relativement riche en personnel, grâce surtout aux nombreux volontaires qui considèrent la possibilité d’un volontariat à Gaza comme un moyen de s’approcher du peuple et d’étudier ses besoins. Avec l’aide des membres du Secours Catholique, les Sœurs et quelques volontaires visitent 13 institutions : hôpitaux, écoles de sourds-muets, école d’handicapés, cliniques maternelles ainsi que la paroisse latine. Les Sœurs choisissent la paroisse latine qui répond plus à leurs capacités et à celles des volontaires. La Père Manoël, curé de la paroisse, demande des personnes pour le scoutisme, la garderie, la catéchèse, l’enseignement de l’anglais, de l’art et de la musique. Les Sœurs et les volontaires vont à Gaza afin d’organiser un planning de travail avec le Père Manoël. En 1998, la priorité est donnée aux handicapés moteurs et mentaux ainsi qu’aux aveugles, sourds-muets, ou mal entendants.

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