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A l’entrée principale de l’hôpital, une communion en prière
Le 22 septembre, l’Hôpital du Sacré-Cœur à Beyrouth, a accueilli avec émotion la relique du cœur de saint Vincent de Paul. Dès son arrivée à l’entrée principale, une foule nombreuse et recueillie attendait avec patience et ferveur. Dans une atmosphère de foi profonde, une prière solennelle fut élevée, ouvrant le chemin à la procession des reliques à travers tout l’hôpital. Porté par les chants, le cortège parcourut les différents services, s’arrêtant à chacun d’eux pour méditer une parole inspirée de saint Vincent, prier pour les malades, confier au Seigneur des intentions d’intercession et réciter ensemble le Notre Père et le Je vous salue Marie. Au fil de la marche, les voix unies dans le chant portaient une atmosphère de recueillement, et la paix intérieure se reflétait sur les visages de tous les participants.
Un banquet de grâce autour du cœur de saint Vincent
À midi, une messe solennelle fut célébrée dans la chapelle de l’Hôpital du Sacré-Cœur. Elle fut présidée par le Père aumônier, Leba Assaf, et concélébrée par deux prêtres de la paroisse de Hadath ainsi que deux pères antonins. Dans une atmosphère de recueillement et de joie spirituelle, médecins, personnel hospitalier, infirmières et infirmiers, voisins, parents des malades et même quelques patients participaient à cette célébration avec une ferveur extraordinaire. Chacun, du fond de son cœur, semblait s’adresser à ce cœur brûlant de charité, implorant une grâce et confiant une espérance.
Après avoir goûté à la nourriture spirituelle de l’Eucharistie, une autre forme de partage les attendait : trois marmites de soupe offertes à l’extérieur, servies avec bonté et bienveillance par un « sosie » de saint Vincent de Paul, prolongeant ainsi le message de charité vivante.
La fraternité vécue dans le partage
Après une petite pause, et dans un esprit de fraternité simple et sincère, les Sœurs de l’hôpital du Sacré-Cœur et les Sœurs de la Charité de Besançon se sont retrouvés autour d’une collation partagée. Ce temps convivial, marqué par la simplicité des échanges fraternels, ne fut pas une simple détente : il devint un signe tangible de communion et d’amitié chrétienne. À la manière de saint Vincent, ce qui aurait pu rester ordinaire fut transfiguré en une expérience de grâce, révélant la joie profonde d’être ensemble et de se savoir portés par un même esprit.
La veillée de prière : un chemin d’espérance
A 18 h, les cœurs déjà disposés à l’écoute, nous nous sommes dirigées vers la chapelle pour prier ensemble des Vêpres dans un climat plein de recueillement et en attendant l’arrivée de Monseigneur Pierre Abi-Saleh, prêtre de la paroisse Notre-Dame de Hadath, de leurs collaborateurs, et de ses paroissiens pour commencer une veillée de prière fraternelle et fervente préparée avec beaucoup d’amour et de piété par les paroissiens. Le témoignage de Sr Lamia sur le charisme vincentien, vécu et appliqué dans le service des malades, résonna comme une parole de vérité et d’espérance, invitant chacun à incarner la charité au quotidien. Dans cette prière partagée, tous les membres réunis ensemble, ont goûté la joie de se retrouver comme une seule famille, choisie par Dieu pour prolonger l’œuvre de saint Vincent : transformer chaque rencontre humaine, si humble soit-elle, en liturgie vivante de prière et de charité.
Un geste simple, signe de charité
Enfin, comme un signe concret et fraternel, la soirée s’est achevée par un geste simple et évocateur : un paroissien, revêtu des habits de saint Vincent, offrit aux participants un bol de soupe chaude. Ce partage humble, rappelant le service des pauvres si cher au cœur du saint, fut vécu comme un dernier appel à la charité concrète, celle qui nourrit le corps tout en réchauffant l’âme. Et ainsi, la journée s’est close dans la simplicité évangélique, laissant à chacun le goût de la fraternité et l’élan d’ « aimer toujours davantage ».
✨ Conclusion spirituelle
Et comme l’affirmait saint Vincent : « L’amour est inventif jusqu’à l’infini. » Que cette journée vécue dans la prière, le partage et la charité nous garde fidèles à cet héritage, et qu’elle nous pousse à inventer, nous aussi, des chemins toujours nouveaux pour servir le Christ dans nos frères et sœurs les plus fragiles.
Sœur Hanan MINARI
Fille de la Charité
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